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[INALCO] JOURNEE CULTURELLE : 20 mai 2006

JOURNEE CULTURELLE : 20 mai 2006

Ouverture : 11h à 18h
Début des spectacles : 12h

Entrée libre !

2, rue de Lille  75343 Paris
Métro : St germain des prés

Chaque année, depuis 2004, les associations étudiantes de l’Inalco (Institut
National des Langues et des Civilisations Orientales) organisent à la
Rue de Lille, la Journée Culturelle. Celle-ci, devenue une tradition au sein
de notre établissement, a pour but de valoriser les cultures des pays du
monde dont nous pouvons apprendre la langue à l’Inalco.

A cet effet, une scène est installée dans la cour de la Rue de Lille sur
laquelle se succèdent toute la journée démonstrations de danses, chants,
musiques, arts martiaux, défilés. Un stand saveurs d’ailleurs est
proposé aux visiteurs curieux de goûter à diverses cuisines du monde. Dans
les salles, investies par les étudiants de langues O, se trouvent des stands
« pays » ou « langues » décorés d’objets artisanaux, de photos, de livres,
etc. Des ateliers sont également mis en place afin de s’initier de manière
ludique à certaines traditions culturelles.

INALCO
Delphine Chan
Service Infocom

2 rue de Lille – 75343 Paris Cedex 07
Tél: 01 49 26 42 42

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Exposé Art Angkorien (10/06) / Sortie Musée Guimet (11/06)

Logo

Chers tous,

Je vous confirme que:

–  l’exposé sur l’art angkorien par Bopha Tan aura lieu le Samedi 10 Juin de 14h30 à 16h15

–  la visite au musée Guimet avec Philippe Fargeton aura lieu le Dimanche 11 juin à partir  de  9h30

En ce qui concerne le Musée, c’est tarif réduit le dimanche donc 4,50 euros par personne qu’il faudra apporter le jour de la visite.

Pour ceux d’entre vous qui sont intéressés, Aphirak notre trésorier fera circuler une fiche samedi pour que vous puissiez vous inscrire en vous demandant une petite participation de 2 euros pour les activités de l’EKP. Pour ceux qui se sont déjà inscrits, merci de penser aux 2 euros..

Je vous invite également à consulter le site du musée Guimet car certains régimes permettent de bénéficier de la gratuité du billet.

http://www.museeguimet.fr/homes/home_id20392_u1l2.htm

L’activité Musée Guimet est réservée aux élèves de l’école

A très bientôt!

Dakarine LY
Secrétaire Générale

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Ecole Khmère de Paris – Association Culturelle Franco-Khmère (ACFK)
188, rue de Tolbiac 75013 Paris – http://ecole.khmere.free.fr

Une divinité khmère retrouve sa tête

LE MONDE | 17.05.06 | 15h16 • Mis à jour le 17.05.06 | 15h16

Le 18 mai, une effigie khmère acéphale, détenue par le Musée Guimet, à Paris, va retrouver sa tête par le plus grand des hasards. Cette divinité féminine, d’un style (Preah Ko) peu connu, datant de la fin du IXe siècle, est entrée (sans tête) dans les collections nationales en 1936. Provenant du temple de Bakong, près d’Angkor, elle avait été ramenée par Philippe Stern, à l’époque conservateur au Musée Guimet et membre de l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFAO), au moment où celle-ci organisait les grands musées du Cambodge et du Vietnam.

Ce même Philippe Stern, au plus fort de la guerre du Vietnam, avait demandé au président américain Richard Nixon de sanctuariser les monuments majeurs du Vietnam, dont le musée de Da Nang, où se trouvaient les vestiges les plus significatifs de la civilisation champa (Ve-XVe siècle). L’administrateur civil de la base américaine de Da Nang, John Gunther Dean, reçut l’ordre de la Maison Blanche de préserver le musée. Ce qui fut fait. M. Dean, nommé en 1974 ambassadeur au Cambodge, se vit offrir par les autorités khmères une antique tête de pierre. Ramassée avec d’autres éléments à proximité du temple Bakong, elle était entreposée dans les réserves de la Conservation d’Angkor.

Pour remercier le Musée Guimet qui, lors d’une exposition consacrée au Champa (en 2005), avait signalé son comportement à Da Nang, l’ambassadeur américain offre au musée parisien cette tête. Laquelle s’adapte parfaitement au corps de la divinité ramenée par Philippe Stern.

La même aventure est arrivée au Musée national du Cambodge de Phnom Penh : une tête, détenue depuis la fin du XIXe siècle par Guimet, correspond au corps d’une statue conservée dans ses collections. Des négociations sont en cours pour que la tête de Guimet soit déposée sur les épaules qui l’attendent à Phnom Penh.

Emmanuel de Roux
Article paru dans l’édition du 18.05.06

© Le Monde.fr

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Séra – EN D’AUTRES TERRITOIRES

Séra – EN D’AUTRES TERRITOIRES

dessins planches originales de bandes dessinées
images numériques peintures sculptures
du 05 février au 31 mars 2006
vernissage le mardi 21 février 2006 à partir de 18 heures 30

L’exposition EN D’AUTRES TERRITOIRES permet, pour la première fois à Paris, d’appréhender l’univers et la création d’un artiste qui exerce ses talents tant dans le domaine des arts plastiques que dans celui des arts graphiques: Séra.

Nous vous invitons, ici, à découvrir ses oeuvres autour d’un choix de dessins, de planches originales de bandes dessinées, d’images numériques mais aussi de peintures et de sculptures.

Séra - EN D’AUTRES TERRITOIRES

Séra, de son vrai nom Phousséra Ing, est né à Phnom Penh d’une mère française et d’un père cambodgien. Comme nombre de ses compatriotes, il a laissé derrière lui son enfance et son pays d’origine, le Cambodge.

Il n’a pas dix ans lorsque la guerre civile éclate. Après la prise du pouvoir par les Khmers Rouges et la chute de Phnom Penh en avril 1975, son père doit se livrer aux Khmers Rouges, tandis que le reste de sa famille est expulsée du pays, après s’être réfugiée à l’ambassade de France. Sur une population estimée à six millions d’habitants, le génocide cambodgien fait deux millions de victimes en quatre ans.

L’année 2005 fut celle de la commémoration de la chute de Phnom Penh, à laquelle Séra avait assisté jadis en témoin impuissant. Aujourd’hui il participe à cette commémoration en tant qu’artiste passeur de mémoire invité par le Centre Culturel Français afin de présenter son travail sous la forme d’une grande exposition itinérante de Phnom Penh à Angkor.

L’année 2005 aura été pour Séra une année importante, avec notamment la parution de trois albums de bandes dessinées : Rita Hayworth (Ed. Nocturne), L’eau et la terre (Ed. Delcourt), et Secteur 7 (Ed. Glénat). Cette production confirme Séra comme un des auteurs de bandes dessinées les plus surprenant de sa génération. Sa démarche graphique, entre modernité et tradition, apparaît comme l’une des plus originales des tendances actuelles.

Bien que la bande dessinée ait été, dès son enfance, son médium de prédilection, c’est par les arts plastiques que Séra trouve un langage propre à exprimer et à dépasser les blessures secrètes de sa mémoire. Quand il commence à pratiquer les arts plastiques, Séra est un jeune artiste en lutte aussi bien avec sa mémoire qu’avec ses supports. Pour s’approprier l’espace de la toile qui lui est alors étranger, il y insère dans un premier temps des éléments issus du réel : bois de récupération, tissus, fragments de machines-outil etc. Au fil des ans, sa peinture se déleste de ces apports extérieurs. Dans ses toiles les plus récentes, il lui suffit d’une juxtaposition d’effets de matières pour traduire la réalité des matériaux les plus divers.

Par ailleurs, Séra conçoit des sculptures à dimensions humaines, savant mélange de précarité et d’équilibre : le questionnement d’un homme partagé entre deux origines, entre chaos, nature et culture. Dès cette époque d’apprentissage, Séra découvre et s’adonne à la gravure sur bois et à la taille-douce (gravure sur métal). Cette pratique influence encore aujourd’hui son approche du dessin.

Séra réinvestit dans ses albums de bandes dessinées son expérience acquise dans les arts plastiques. Cela confère à chacune de ses images une complexité et une qualité esthétique que l’on trouve rarement dans le neuvième art. Depuis la fin des années 90 Séra parvient à ce résultat en synthétisant à l’aide de la PAO (production assistée par ordinateur) effets de matières, photographie et dessin. L’apport de documents photographiques lui permet d’ancrer toujours plus ses fictions dans une réalité.

Après avoir pris suffisamment de distance, Séra s’est attelé à évoquer les évènements qui ont bouleversé sa vie et celle de son pays d’origine, et a consacré deux albums à un sujet inabordé jusqu’à ce jour en bande dessinée : la tragédie cambodgienne. Impasse et rouge et L’Eau et la terre lui permettent en effet de conjurer le traumatisme dû à son déracinement brutal du Cambodge et, au-delà, de parler d’un génocide mal connu.

À l’occasion de la réédition d’Impasse et rouge, il écrit : « Mon père a été tué en 1978 par les Khmers Rouges. J’ai réalisé ce livre en hommage à tous ceux que j’ai dû quitter… en mémoire de cette ville, Phnom Penh, qui m’a vu grandir et que j’ai tant aimé parcourir avec mes sandales, le nez au vent, afi n d’en saisir toutes les odeurs et vibrations… en mémoire de tous ces événements qui continuent à nous hanter, nous qui sommes là aujourd’hui, à espérer et croire. Aujourd’hui, encore, je suis toujours en quête de réponses… dans l’attente d’un peu de justice… »

Au fil des années, Séra a conçu un univers visuel dense et complexe aux confluents de la peinture et du graphisme. Ce qui fait la singularité de cet auteur complet est ce long parcours artistique et la diversité des domaines qu’il a abordés.

Cette exposition offre donc l’occasion de découvrir l’oeuvre cohérente et ouverte d’un artiste qui vient du pays qu’on disait « du sourire ».

Texte de Éric Joly, commissaire d’exposition
à l’occasion de l’exposition EN D’AUTRES TERRITOIRES

Il sera édité un numéro hors série de la revue PLG, consacré à l’artiste et à la situation de la bande dessinée cambodgienne

1ère Station – espace d’art contemporain
L’Institut d’Etudes Supérieures des Arts a été choisi par PromoMetro, filiale de la RATP gérant ses espaces commerciaux, pour lancer et animer le premier espace commercial dédié à l’art contemporain dans le métro. 1ère Station, premier lieu de ce type, est située dans le 1er arrondissement de Paris, sur la Ligne 1, dans la galerie 1900 du Métro Palais-Royal – Musée du Louvre, un lieu magique que beaucoup de professionnels du monde de la Culture ne se résignaient pas à voir abandonné.

OEuvres originales et produits dérivés de la création contemporaine y sont vendus à des prix abordables, permettant à un large public d’entrer dans le cercle des amateurs et collectionneurs d’art contemporain. Arts décoratifs et arts visuels, mode et design, photographie et tableaux, installations et vidéo, art des jardins ou arts vivants, toute la création contemporaine peut descendre les escaliers du métro et s’inviter sans ticket à la rencontre des publics.

Des prix raisonnables qui permettent un achat immédiat, une programmation nationale et internationale mêlant des oeuvres et objets d’art contemporains de tous types, un travail sur la médiation des artistes et des oeuvres auprès d’un public souvent pressé, 1ère Station veut devenir un lieu de quartier, au coeur du 1er arrondissement, un lieu de découverte de l’art contemporain, une première station tant pour certains jeunes artistes, que pour des cultures moins connues du public français, et également une première station pour de nouveaux collectionneurs qui au détour d’un changement pourront être confrontés à des créations qu’ils souhaiteront acquérir.

Une exposition sous la conduite de Olga Varshavskaya, responsable de la 1ère Station Eric Joly, commissaire d’exposition commissaire d’exposition Joly L. Chaumont, M. Guyot, C. Vasselin, D. Bosse, E. Beauxis-Aussalet, N. Poureyron, R. Furtak, S. De Magalhaes, étudiants de l’Institut d’Etudes Supérieures des Arts, porteurs du projet Remerciements à Françoise Schmitt, directeur de l’Institut d’Etudes Supérieures des Arts Boris Grebille, Pierre-Edouard Schmitt…

espace d’art contemporain
concept de l’Institut d’Etudes Supérieures des Arts
métro Palais-Royal – Musée du Louvre
entrée au pied du Louvre des Antiquaires ou du Cab.

LUN – VEN 9h >20h – WE 10h >19h
t : 01 42 97 46 23 – f: 01 42 97 42 54 : 01 42 97 42 54
e: info@1ere-station.com – w: www.1ere-station.com

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Article sur l’EKP paru dans l’Ecrit d’Angkor n°10

Note : Vous êtes sur une page qui date de 2006. Pour connaître les modalités et les horaires actuels de nos cours de khmer, veuillez consulter la page d’accueil.


L'Ecrit d'Angkor

Ecole Khmère de Paris: Rencontre avec la nouvelle direction

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Ecole Khmère de Paris: Rencontre avec la nouvelle direction

Au début de l’été dernier, une rumeur laissait entendre qu’il n’y aurait plus de cours de cambodgien à Paris pour la rentrée 2005-2006. Mais c’est sans compter la volonté des nouveaux “repreneurs”.

Logo EKP

L’Ecrit d’Angkor : Mme Anika Dy, vous êtes la nouvelle Présidente de l’ACFK qui organise les cours de Cambodgien à Paris. En acceptant de reprendre avec votre équipe la direction de l’Ecole Khmère de Paris, quels sont les objectifs que vous souhaitez atteindre ?

J’ai accepté de reprendre la direction de l’ACFK avec une nouvelle équipe, car nous avons la volonté de pérenniser l’unique école de khmer dans Paris. L’existence de cette école est vitale pour tous les Parisiens “amoureux” du Cambodge ! Et Paris est la capitale de la France !
En effet, nous sommes la seule association à Paris qui propose des cours de langue khmère à tous ceux qui s’intéressent à notre langue et à notre culture, sans exigence de diplôme ou de niveau. C’est pourquoi d’ailleurs une grande partie de notre public est constituée de non-Khmers désProfesseursireux d’acquérir les notions indispensables du cambodgien et de connaître également les us et coutumes du Cambodge.
C’est ainsi que nous avons décidé pour cette nouvelle rentrée scolaire de mettre en place une classe de conversation active, animée par M. Sam Sidaroun et moi-même. Cette classe s’adresse aux élèves qui ont déjà des notions de Khmer, et qui sont en deuxième et troisième année d’apprentissage. Nous travaillons sur des thèmes choisis en commun de la conversation courante afin que chacun puisse dialoguer avec un interlocuteur cambodgien dans différentes situations : en famille, au marché, à l’aéroport,…
En même temps nous avons l’ambition d’offrir des cours de qualité à tous et pour les débutants de première année, nous avons le concours de M. Khin Sok assisté de Mme Men Sambath. Les élèves apprennent les rudiments de la langue écrite, notamment l’alphabet qui est complexe en khmer.
Pour le deuxième niveau, Mme Leonzi Malenne continue l’apprentissage de l’écrit de façon plus approfondie sur la grammaire et les complexités de l’écriture : mots “entassés” , signes “diacritiques”…
Mme Sam Rita qui dirige le troisième niveau, où les élèves doivent lire et écrire couramment, aide ceux-ci à se perfectionner.

EdA. – Proposer des cours de Cambodgien à Paris a forcément un coût, comment financez-vous, M. Aphirak Lao Trésorier de l’ACFK, les activités de votre école ?

Bonjour à l’EdA. Effectivement proposer des cours de Khmer à Paris coûte assez cher, ne serait-ce qu’au niveau du loyer des locaux. Tout d’abord pour établir un budget prévisionnel de cette année scolaire, nous nous sommes fixés certains objectifs. Pour les dépenses, il faut pouvoir indemniser les professeurs de leurs frais de déplacement. L’année dernière, les indemnités n’étaient pas versées de façon régulière, par conséquent nous avons mis un point d’honneur à inclure ces dépenses mensuelles dans notre budget. Nous voulons aussi négocier le loyer avec une hausse (ou une baisse ? on peut toujours rêver, non ?) capée à Cours2%. Pour les recettes, nous souhaitons revaloriser les frais d’inscription à l’école avec néanmoins un tarif réduit pour les élèves qui sont scolarisés ou pour les étudiant(e)s.
En ce début d’année scolaire, notre seule source de revenus provient des frais d’inscription des élèves. Nous avons pu retrouver presque tous nos anciens élèves et nous avons réussi à encourager un grand nombre de personnes à rejoindre notre école. Je pense qu’à l’avenir, la recherche de subventions et/ou sponsors va s’avérer vitale si nous ne voulons plus être dépendants du nombre des inscrit(e)s. Que se passerait-il si au cours d’une année, les inscriptions n’étaient pas en nombre suffisant ? Présenter nos excuses aux élèves en affirmant que faute d’inscriptions suffisantes, nous devons mettre la clé sous la porte ? Non, cela signifierait vite notre défaite, cela voudrait dire que nous nous reposons sur nos lauriers puisque nous attendons d’avoir le nombre d’inscrits pour décider de l’action à venir…Pour l’instant, nous avons atteint notre objectif de 50 élèves donc nous tiendrons pour cette année mais l’année suivante, il va falloir aller de l’avant, ne pas être passif mais être actif. En plus des cotisations, il va nous falloir trouver des partenaires qui veulent bien faire un bout de chemin avec notre école en nous aidant financièrement. Faute de quoi, notre aventure risque de s’achever bien prématurément, en dépit de toutes les bonnes volontés qui ont été mises en oeuvre.

EdA. – Que proposez-vous, Mlle Dakarine Ly en tant que Secrétaire générale de l’ACFK aux élèves qui viennent s’inscrire aux cours de Cambodgien ?

La nouvelle équipe de l’ACFK entend répondre au mieux aux attentes des élèves d’horizons bien différents. Ainsi, nous disposons de 3 classes, soit 3 niveaux d’apprentissage plus une classe de conversation pour les élèves de 2ème et 3ème année.
Avec 61 élèves inscrits cette année, nous espérons susciter davantage d’envies chez tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la langue mais également à la culture khmère. Dans ce sens, nous préparons actuellement en collaboration avec le Professeur Khin Sok un projet de conférences thématiques axées autour du Cambodge, destinées aux élèves de l’école et à tout ceux qui seraient intéressés. D’autre part, en fonction du calendrier scolaire et des fêtes khmères, une sortie au Musée Guimet ainsi qu’un pique-nique à la pagode de Vincennes sont prévues pour le Printemps. Enfin, nous sommes ouverts à toute suggestion d’activités et d’ateliers des élèves et des professeurs pour faire de cette école un lieu vivant d’échange et de partage autour d’une culture ou d’une passion commune.

EdA. – L’Ecole Khmère de Paris propose des cours de Cambodgien au même titre que plusieurs autres entres d’apprentissage de la région parisienne. M. Vorasith Khieu, Vice-président de l’ACFK, qu’entendez-vous faire pour redynamiser l’enseignement du Khmer ?

L’apprentissage de la langue khmère est essentiel pour cerner toute l’ampleur de notre culture et de nos traditions. J’aimerai susciter l’envie d’apprendre le khmer à nos jeunes compatriotes de la nouvelle génération, désireux d’en connaitre plus sur leurs origines, car le khmer est bel et bien plus qu’une simple langue étrangère. Actuellement, il existe bien des écoles khmères mais celles-ci invenBureautent et mettent en pratique leurs propres méthodes d’enseignement. Il est donc logique que l’on constate aujourd’hui un éparpillement de ressources, de savoir faire et des disparités de niveau d’une école à l’autre puisqu’en définitive la qualité d’enseignement de chacune dépend de leur professeurs et donc de leur maitrise et de leur expérience. Il n’existe aujourd’hui aucun lien concret entre ces écoles.
Ce que j’entends par redynamiser l’enseignement du Khmer, c’est justement que les écoles khmères se concertent afin d’appliquer des directives communes à l’échelle nationale. J’insiste sur le terme “directives” car nous ne parlons pas d’imposer un programme précis mais plutôt de définir, ensemble, ce qu’un niveau de classe suppose en termes de connaissance et d’acquis pour un élève et que ces niveaux soient homogènes d’une école à l’autre. Par exemple, tout élève de niveau 1 débutant à l’Ecole Khmère de Paris doit pouvoir passer en classe 2 à l’Ecole Khmère de Noisiel et ensuite en classe 3 à l’Ecole Khmère de Lyon ou refaire sa classe 2 à l’Ecole Khmère de Cergy sans pour autant perdre ses repères, et ce de manière fluide et continue.
Par la même occasion, il serait aussi avisé que les professeurs des différentes écoles puissent se réunir pour constituer une base d’échange d’outils pédagogiques et méthodologiques dans laquelle chacun puisera selon ses besoins.
C’est en travaillant ensemble main dans la main que nous pourrons insuffler un second souffle à l’enseignement de notre langue et ainsi continuer l’oeuvre de nos parents en sauvegardant notre héritage culturel.